La convention signée mardi dernier entre le gouvernement et le groupe Astra Zeneca va permettre dans un premier temps à 6 centres d'oncologie de participer au réseau d'Unicancer,et aux malades d'avoir accès aux innovations thérapeutiques fournies gratuitement dans le cadre de la recherche et d'essais cliniques.

La recherche clinique en oncologie représente 1% en Algérie, alors que dans le monde, ce taux est de l’ordre de 30% de l’ensemble des  recherches en cours, a déploré, hier, dans une déclaration à Liberté, le professeur Adda Bounedjar, président de la Société algérienne de la formation et recherche en oncologie (Safro).
La convention signée mardi dernier entre le ministère de la Santé et Astra Zeneca va permettre dans un premier temps à six centres d'oncologie de participer au réseau d'Unicancer qui s'étend à tout l'espace francophone dans le cadre de la recherche clinique internationale.
Les oncologues algériens pourront ainsi publier dans des revues scientifiques internationales    et les malades avoir accès aux innovations thérapeutiques fournies gratuitement dans le cadre  de la recherche et d’essais cliniques. “Tous les cancers sont concernés par la recherche clinique. Le coût du traitement innovant est cher.  C’est entre 5 000 à 8 000 euros par cure”, a précisé le professeur Adda Bounedjar.
Le deuxième volet de cette initiative est l’établissement d’un état des lieux des centres de recherche en oncologie, dans le cadre du Plan cancer I (2015-2019). D’une durée de 9 mois, cette évaluation concernera le Centre Pierre et Marie-Curie (Alger), le CHU Tizi Ouzou, le CAC d’Oran, le CAC de Batna, le CAC de Tlemcen, et le CAC d’Annaba. Sur la base des conclusions de cette expertise, un plan de développement desdits centres anti-cancer sera mis en œuvre sur le terrain. À terme, le travail d’évaluation et d’amélioration des prestations des CAC leur permettra une intégration progressive  au réseau d’Unicancer.
Chacun des acteurs de ce programme jouera   un rôle prédéfini. Ainsi, Astra Zeneca Algérie se présente comme le principal promoteur du projet. La Saom y apportera un soutien académique et scientifique. Clinica Group se chargera de la mise en place opérationnelle, en collaboration avec les centres hospitaliers, tandis qu’Unicancer servira de support technique apportant aussi une collaboration dans la recherche à travers son réseau international.
Pour la déléguée générale d’Unicancer, Pascale Flamant, collaborer aujourd’hui avec les centres anticancéreux impliqués dans la recherche clinique en Algérie permettra à notre organisation de partager notre savoir-faire et, ainsi, d’apporter notre contribution au plan cancer algérien. “Ce travail permettra à nos confrères médecins sur le terrain d’acquérir et/ou de compléter un savoir-faire dans le domaine de la recherche clinique, qui est de nos jours indissociable d’une carrière hospitalo-universitaire”, pense le docteur Salah-Eddine Sahraoui, directeur général de Clinica Group.

Référence:

https://www.liberte-algerie.com/actualite/les-malades-algeriens-auront-acces-aux-traitements-innovants-280447