Voulant minimiser l'étendue du retard de livraison de médicaments et ses conséquences sur la santé des malades, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière tient à rassurer les cancéreux sur la disponibilité prochaine des médicaments.

Dans un communiqué rendu public, le département ministériel de Mokhtar Hasbellaoui annoncera que les mesures sont prises quant à l’approvisionnement des traitements manquants et signalés par les professionnels de la santé. S’agissant du traitement destiné aux malades qui ont un cancer des os métastatique, le ministère rappellera que l'acide ibandronique en injectable (6 mg/6 ml), absent depuis 5 ans des services d’oncologie, a été remplacé par l’acide zoledronique, qui est un produit fabriqué par la société algérienne Frater Razes. La décision de remplacement du médicament en question est motivée, selon la même source, par le fait que “l’avis d’appel d’offres pour ce produit des laboratoires Roche est systématiquement infructueux”. Quant aux traitements relevant de l’hématologie, la tutelle précisera que le Crisantaspase (injectable 10 000 UI), un produit destiné au traitement de la leucémie, sera disponible à partir du mois de janvier 2018, puis que ce produit fait déjà “l’objet d'une tension mondiale” et “l’unique laboratoire qui le fabrique a procédé à son rationnement”. Le département de la Santé a procédé à “son importation auprès des laboratoires Pfizer, en l'occurrence. Les premières quantités expédiées sont actuellement sous douane et doivent assurer une moyenne de plus de 2 mois de couverture”. Le Dacarbazine en injectable (100 mg) est également “disponible grâce à un approvisionnement assuré par deux laboratoires internationaux”, tandis que le Melphalan en comprimés (2 mg) destiné au traitement des maladies du sang, il est également “en rupture, en raison de changement de titulaire, lequel a demandé une augmentation faramineuse du prix ayant entraîné un scandale à l’international”.
Si le médicament Mesna en injectable, qui est par définition un traitement d’appoint pour les malades ayant subi une chimiothérapie, est à présent disponible, le Vincristine en injectable (1 mg), lui, ne le sera qu’en février prochain, puisque les laboratoires qui le produisent font état d’“un problème d’ordre technique sur la ligne de production”. En attendant, le ministère propose le Vinblastine en injectable (10 mg) comme “alternative thérapeutique”. Quant aux retards enregistrés dans la livraison des médicaments destinés à l’oncologie, le ministère invoquera “des contraintes administratives exogènes”, sans plus de précisions.

Source : Liberte