Des dispositions réglementaires régissant l’enregistrement et la commercialisation des compléments alimentaires et des plantes médicinales sont en cours d’élaboration par un comité d’experts, sous la responsabilité du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière pour la protection des consommateurs.

L’épisode du complément alimentaire Rahmat Rabi (RHB), une invention d’un faux médecin qui prétendait guérir le diabète et soutenu par l’ex-ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, qui a fait couler beaucoup d’encre en 2016, demeure encore vivace dans les esprits des Algériens. Son retrait du marché par le ministère du Commerce a confirmé l’escroquerie et a poussé les pouvoirs publics à se pencher sérieusement pour la mise en place d’un cadre réglementaire pour les compléments alimentaires jusque-là inexistant.

Pourtant, le marché national est aujourd’hui inondé par ces produits qui risquent d’être dangereux pour la santé des Algériens et nul ne connaît exactement la valeur exacte de ce marché. Ce qui a représenté, par contre, 200 milliards de dollars en 2016 à l’échelle mondiale. La mise en place d’une réglementation de ces produits a été maintes fois demandée par les médecins et les pharmaciens, notamment le Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo).

Source : El Watan